Le Liban accède à la convention sur les armes chimiques en 28 Nov 2008
Désormais, seuls dix États ne sont pas liés par la convention qui vise à interdire l’usage des armes chimiques, après que la Liban ait déposé les instruments d’adhésion.

Le gouvernement du Liban a déposé ses instruments d’adhésion à la convention pour l’interdiction des armes chimiques (CIAC) auprès du secrétaire général des Nations Unies. La convention, dont le but est l’élimination complète des armes chimiques dans le monde entier, entrera en vigueur au Liban 30 jours après le dépôt, qui a été annoncé par le Liban le 20 novembre 2008.

Le Liban deviendra alors le 185e État partie à la convention pour l’interdiction des armes chimiques.

Le directeur de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), l’organe chargé de mettre en œuvre la convention, a appelé les dix États qui n’y ont pas encore adhéré, à le faire sans délais.

Objectifs de la convention

L'OIAC fournit une assistance et une protection à tout État partie faisant l’objet de menaces ou d’attaques à l’arme chimique.La convention vise l’élimination complète de toute une catégorie d’armes de destructions massives en interdisant la production, le développement, l’achat et l’usage des armes chimiques. Tous les États parties à la convention doivent déclarer et détruire leurs stocks d’armes chimiques, toutes leurs infrastructures de production ainsi que les armes chimiques qu’ils auraient abandonnées sur le territoire d’un autre État partie.

L'OIAC fournit une assistance et une protection à tout État partie faisant l’objet de menaces ou d’attaques à l’arme chimique. Elle œuvre également à la promotion de la coopération internationale dans le domaine de l’utilisation pacifique de la chimie.

En tant qu’État partie, le Liban est désormais en mesure de bénéficier des programmes de coopération et d’assistance internationales de l’OIAC. Ces programmes incluent l’aide à la mise en place d’une législation permettant la mise en œuvre de la convention au niveau national.

Quatre États ont signé la convention mais ne l’ont pas encore ratifiée : les Bahamas, Israël, la République dominicaine et le Myanmar.

Six autres États n’ont, ni ratifié, ni signé la convention sur les armes chimiques : l’Angola, la Corée du Nord, l’Egypte, l’Irak et la Syrie.

Communiqué de presse (en anglais)