Pavlo STRUGAR, né
le 13 juillet 1933 à Pec, Kosovo |
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Reddition volontaire : 21 février
2001
Transféré au TPIY : 21 février
2001
Comparution initiale: 25 février
2001, a plaidé «non coupable»
de tous les chefs d’accusation
Liberté provisoire: 1
décembre 2001 au 12 décembre 2003
Jugement : le 31 janvier 2005, condamné
à 8 ans d’emprisonnement |
Milan ZEC, né
le 20 septembre 1943 à Cajnice, Bosnie-Herzégovine
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Retrait de l’acte d’accusation
à son encontre: 26 juillet 2002 |
Miodrag
JOKIC
Voir Affaire Jokic IT-02-42/1
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Vladimir
KOVACEVIC,
Voir Affaire Kovacevic
IT-02-42/2 |
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Pavle Strugar figurait dans l’ d’accusation avec Miodrag
Jokic et Vladimir Kovacevic
Le 26 juillet 2002, suite à une requête confidentielle
du Procureur du 18 juillet 2002, le Juge El Mahdi a ordonné
que l’ d’accusation contre Milan Zec soit retiré.
L’ d’accusation («Dubrovnik»)

Les faits reprochés
Dans l’ d’accusation modifié déposé
le 31 mars 2003 en vertu d’une Décision de la Chambre
de la première instance du 17 mars 2003, il est allégué
que les forces de l’Armée populaire yougoslave (la
«JNA»), sous le commandement de Pavle Strugar, Miodrag
Jokic et Vladimir Kovacevic, auraient lancé du Monténégro,
de la Bosnie-Herzégovine et de la mer Adriatique une attaque
contre la région croate de Dubrovnik le 1er octobre 1991.
Les forces placées sous leur commandement auraient été
composées d’unités régulières
de l’armée de l’air et de la marine de la JNA,
ainsi que d’unités de la Défense territoriale
monténégrine, d’unités paramilitaires
et d’unités spéciales de la police qui étaient
subordonnées à la JNA.
Il est allégué qu’entre le 1er octobre et le 31 décembre
1991, les forces de la JNA auraient tué et blessé de nombreux
civils dans et aux alentours de la ville de Dubrovnik, par des bombardements
illégaux. En outre, au cours des attaques lancées contre
Dubrovnik entre le 1er octobre et le 6 décembre 1991, la vieille
ville aurait été touchée par quelques 1000 obus tirés
par les forces de la JNA. Toute la vieille ville de Dubrovnik avait été
classée patrimoine culturel mondial par l’UNESCO.
Une étude réalisée par l’Institut pour la
protection des monuments culturels, en collaboration avec l’UNESCO,
a relevé que 563 (ou 68,33 %) des 824 édifices de la vieille
ville ont été touchés par des projectiles en 1991
et 1992. Six bâtiments auraient été réduits
en cendres. En 1993, l’Institut de réhabilitation de Dubrovnik,
en collaboration avec l’ UNESCO, a évalué le coût
total de la restauration des bâtiments publics et privés,
des édifices religieux, des rues, places, fontaines, remparts,
portes et ponts à 9.657.578 dollars des Etats-Unis.
D’après l’ d’accusation, les Accusés
auraient occupé les fonctions suivantes pendant la période
couverte par l’ d’accusation:
En octobre 1991, Pavle Strugar aurait été nommé commandant
du deuxième groupe opérationnel, formé par la JNA
pour mener la campagne militaire contre la région de Dubrovnik
en Croatie.
Miodrag Jokic aurait été promu vice-amiral et plus tard
dans l’année nommé commandant du neuvième secteur
naval (Boka Kotorska; le «neuvième VPS»).
Vladimir Kovacevic aurait été nommé commandant du
troisième bataillon de la brigade de Trebinje de la JNA en automne
1991. Cette unité a été placée sous l’autorité
directe du commandement du neuvième VPS.
Les chefs d’accusation
Les Accusés sont poursuivis dans l’ accusation
comme suit:
Pavle Strugar, sur le fondement de sa responsabilité pénale
individuelle (Article 7 1) du Statut du Tribunal) et de sa responsabilité
pénale de supérieur hiérarchique (Article 7 3)) pour:
neuf
chefs d’accusation de violations des lois ou coutumes de la guerre
(Article 3 – meurtre; traitements cruels; attaques contre des civils;
dévastation que ne justifient pas les exigences militaires; attaques
illégales contre des biens de caractère civil; destruction
ou endommagement délibéré de monuments historiques
et d’édifices consacrés à la religion; destruction
sans motif de villages ou dévastation que ne justifient pas les
exigences militaires; destruction ou endommagement délibéré
d’édifices consacrés à l’enseignement
ou à la religion; pillage de biens publics ou privés)
Miodrag Jokic, sur le fondement de sa responsabilité pénale
individuelle (Article 7 1) du Statut du Tribunal) et de sa responsabilité
pénale de supérieur hiérarchique (Article 7 3)) pour:
neuf chefs
d’accusation de violations des lois ou coutumes de la guerre (Article
3 – meurtre; traitements cruels; attaques contre des civils; dévastation
que ne justifient pas les exigences militaires; attaques illégales
contre des biens de caractère civil; destruction ou endommagement
délibéré de monuments historiques et d’édifices
consacrés à la religion; destruction sans motif de villages
ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires;
destruction ou endommagement délibéré d’édifices
consacrés à l’enseignement ou à la religion;
pillage de biens publics ou privés
Voir infra pour les nouveaux chefs d’accusation du Deuxième
d’Accusation Amendé.
Vladimir Kovacevic, sur le fondement de sa responsabilité
pénale individuelle (Article 7 1) du Statut du Tribunal) et de
sa responsabilité pénale de supérieur hiérarchique
(Article 7 3)) pour:
six chefs d’accusation de violations des lois ou coutumes de la
guerre (Article 3 – meurtre; traitements cruels; attaques contre
des civils; dévastation que ne justifient pas les exigences militaires;
attaques illégales contre des biens de caractère civil;
destruction ou endommagement délibéré d’édifices
consacrés à la religion, à la charité et
à l’enseignement, aux arts et sciences, monuments historiques
et œuvres d’art et de science).
Liberté provisoire
Le 30 novembre 2001, la Chambre de première instance a approuvé
la requête de Pavle Strugar aux fins de sa liberté provisoire.
L’Accusé a été remis en liberté le 1
décembre 2001.
Le 20 février 2002, la Chambre de première instance a approuvé
la requête de Miodrag Jokic aux fins de sa liberté provisoire.
L’Accusé a été remis en liberté le 21
février 2002.
Plaidoyer de culpabilité
Le 27 août 2003, Miodrag Jokic a plaidé “coupable”
des six chefs d’accusation du Deuxième d’Accusation
Amendé depose et approuvé oralement au cours de l’audience
du 27 août 2003 (voir Communiqué
de Presse n° 776, en anglais seulement).
Chef 1 : Meurtre, une VIOLATION DES LOIS OU COUTUMES DE LA
GUERRE reconnue par l’article 3 1) a) commun des Conventions
de Genève de 1949 et sanctionnée par les articles 3 ainsi
que 7 1) et 7 3) du Statut du Tribunal.
Chef 2 : Traitements cruels, une VIOLATION DES LOIS OU COUTUMES
DE LA GUERRE reconnue par l’article 3 1) a) commun des Conventions
de Genève de 1949 et sanctionnée par les articles 3 ainsi
que 7 1) et 7 3) du Statut du Tribunal.
Chef 3 : Attaques contre des civils, une VIOLATION DES LOIS
OU COUTUMES DE LA GUERRE reconnue par l’article 51 2) du Protocole
additionnel I et l’article 13 2) du Protocole additionnel II aux
Conventions de Genève de 1949 et sanctionnée par les articles
3 ainsi que 7 1) et 7 3) du Statut du Tribunal.
Chef 4 : Dévastation que ne justifient pas les exigences
militaires, une VIOLATION DES LOIS OU COUTUMES DE LA GUERRE sanctionnée
par les articles 3 b) ainsi que 7 1) et 7 3) du Statut du Tribunal.
Chef 5 : Attaques illégales contre des biens de caractère
civil, une VIOLATION DES LOIS OU COUTUMES DE LA GUERRE reconnue
par l’article 52 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève
de 1949 et par le droit coutumier, et sanctionnée par les articles
3 ainsi que 7 1) et 7 3) du Statut du Tribunal.
Chef 6 : Destruction ou endommagement délibéré
d’édifices consacrés à la religion, à
la bienfaisance et à l’enseignement, aux arts et aux sciences,
à des monuments historiques, à des œuvres d’art
et à des œuvres de caractère scientifique, une VIOLATION
DES LOIS OU COUTUMES DE LA GUERRE sanctionnée par les articles
3 d) ainsi que 7 1) et 7 3) du Statut du Tribunal.
Séparation des affaires
Le 17 septembre 2003, la Chambre de première instance a
ordonné que les affaires soient séparées. Le Greffier
a attribué le numéro IT-01-42 à l’affaire le
Procureur c/. Miodrag Jokic le 18 septembre 2003.
Le Procès

Le début du procès de Pavle Strugar
a commencé le 16 décembre 2003.
La présentation des arguments du Procureur s’est achevée
le 18 mai 2004. La présentation des arguments de la Défense
a commencé le 28 juin 2004 et s’est achevée
le 23 juillet 2004..
Jugement

Le 31 janvier 2005, Pavle Strugar a été
condamné à une peine de 8 ans d’emprisonnement.
Chambre de première instance I:
Juge Alphons Orie (Président), Pays-bas
Juge Amin El Mahdi, Egypte
Juge Joacquín Martín Canivell, Espagne
Bureau du Procureur:
Mme. Susan Somers
Conseils de la Défense:
M. Goran Rodic
M. Vladimir Petrovic
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