CPI : Le Soudan ne coopère pas à l’arrestation de suspects en 28 Aug 2007
Le procureur a déclaré que le Soudan n’avait pris aucune mesure pour arrêter les deux suspects appelés à comparaitre pour crimes de guerre au Darfour.

Ahmad Muhammad Harun, ancien minister d'État à l'Intérieur et actuel ministre aux Affaires humanitaires du SoudanLe 28 août 2007, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a déclaré que le gouvernement soudanais ne coopérait pas à l’arrestation de deux suspects appelés à comparaitre devant la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour. Le 2 mai 2007, la chambre préliminaire I de la CPI a délivré des mandats d’arrêt contre Ahmad Muhammad Harun, l’ancien secrétaire d’État à l’Intérieur soundanais et Ali Muhammad Al Abd-Al-Rahman (Ali Kushayb), l’un des chefs des milices Janjaouid. M. Moreno-Ocampo a déclaré qu’il est « totalement inacceptable » que Harun, qui coordonnait les actions afin de déplacer les populations de leur propre village et de les envoyer vers des camps de déplacés, soit aujourd’hui le ministre des Affaires humanitaires.

M. Moreno-Ocampo et son équipe essaient de déterminer le lieu où se trouvent les deux suspects, particulièrement depuis qu’Interpol a émis une notice rouge (visant à l’arrestation ou l’arrestation provisoire en vue d’une extradition) concernant Harun. Toutefois, M. Moreno-Ocampo a souligné que « la responsabilité d’exécuter ce mandat d’arrêt incombe au gouvernement du Soudan » et que si le gouvernement soudanais ne prend aucune action, il en informerait le Conseil de Sécurité dans son prochain rapport.

Ahmad Harun était secrétaire d’État à l’Intérieur de 2003 à 2006 et était chargé de gérer le « Bureau de sécurité du Darfour ». Il a été mis en accusation sur la base de sa responsabilité pénale individuelle de 20 chefs d’accusation de crimes contre d’humanité et de 22 chefs d’accusation de crimes de guerre. Ali Kushayb était l’un des plus importants chefs de milice/Janjaouid et membre des Forces de défense populaires. Il a été mis en accusation sur la base de sa responsabilité pénale individuelle de 22 chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et de 28 chefs d’accusation de crimes de guerre.

Centre de nouvelles de l'ONU (dépêche en anglais)