Cours et tribunaux
Vincent Otti était le vice-président et commandant en second de l’Armée de résistance du Seigneur (ARS). À se titre, il est allégué qu’il aurait partagé avec Joseph Kony la tâche de définir les objectifs de l’ARS. Il serait le premier destinataire des ordres donnés par Joseph Kony en 2003 d’attaquer et de tuer des populations civiles, y compris celles vivant dans des camps de déplacés. Selon l’acte d’accusation, Vincent Otti et les autres commandants de l’ARS auraient consécutivement lancé une attaque contre plusieurs régions du nord de l’Ouganda.
Le 8 juillet 2005, la Cour pénale internationale a décerné un mandat d’arrêt à Vincent Otti. Il est accusé sur la base de sa responsabilité pénale de 11 chefs de crimes contre l’humanité et 21 chefs de crimes de guerre comprenant le meurtre, l’enlèvement, la réduction en esclavage sexuel, la mutilation ainsi que l’incendie d’un grand nombre de logements et le pillage de camps.
Tout comme les autres chefs de l'ARS, Vincent Otti n'a jamais été capturé. Fin 2007, des rumeurs de divisions au sein de l'ARS ont couru, rapportants entre autre l'exécution de Vincent Otti par d'autres hauts responsables de l'ARS. En janvier 2008, M. Kony a confirmé le décès de Vincent Otti par la voix du médiateur en chef dans le cadre des pourparlers de paix, sans préciser les circonstances exactes de sa mort.
Toutes les affaires relatives à la situation en Ouganda