La CPI joint deux affaires relative à la RDC en 10 Mar 2008
La chambre préliminaire I de la CPI a décidé de joindre les instances contre Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, deux anciens chefs rebelles congolais.

Deux soldats du FRPI montent la garde près de Tchei, sud de l'Ituri (2006)Le 10 mars 2008, la chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu publique sa décision relative à la jonction d’instances concernant les affaires contre Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, deux anciens chefs rebelles congolais mis en accusation dans le cadre de la situation en République démocratique du Congo (RDC).

Les accusés sont jugés pour leur responsabilité alléguée dans l’attaque coordonnée de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI) et du Front national intégrationniste (FNI) contre le village de Bogoro, en Iturie (Nord-Est de la RDC), le 24 février 2003 ou vers cette date. Pendant et après cette attaque menée avec la participation active d’enfants âgés de moins de 15 ans, environ 200 civils auraient été assassinés, certains auraient subis des violences sexuelles et le village aurait été pillé. Germain Katanga, dit « Simba », était le plus haut dirigeant de la FRPI en RDC et Mathieu Ngudjolo Chui, le plus haut commandant du FNI.

Tous deux sont accusés de différents chefs de crimes contre l’humanité et crimes de guerre notamment meurtre, traitement cruel ou inhumain, esclavage sexuel, pillage et le fait de faire participer activement des enfants de moins de 15 ans à des hostilités.

Cette décision de jonction d’instances arrive quelques semaines après le transfert de Mathieu Ngudjolo Chui à la CPI, après son arrestation en février 2008 en RDC où il était un membre des forces armées. Ngudjolo était le troisième accusé de la CPI à y être transféré. Avant lui, Katanga avait été remis à la Cour le 17 octobre 2007 par les autorités congolaises.

L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo débutera le 21 mai 2008.

Communiqué de presse