L’Organisation pour la prohibition des armes chimiques (OIAC), agence basée à La Haye et responsable de l’élimination des armes chimiques dans le monde, a annoncé que d’importants progrès sont réalisés pour détruire les stocks d’armes chimiques et leurs moyens de production. L’OIAC organise à La Haye, la deuxième session extraordinaire de la Conférence des États parties chargée d’examiner le fonctionnement de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (la deuxième Conférence d’examen), du 7 au 18 avril 2008.
La deuxième Conférence d’examen doit permettre d’examiner le fonctionnement de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (la Convention) et d’étudier les progrès actuellement réalisés dans la destruction des arsenaux déclarés d’armes chimiques. La Conférence sera aussi l’occasion de prendre en compte les évolutions technologiques récentes pour éventuellement réviser les dispositions de la Convention et définir les lignes directrices d’une stratégie pour la prochaine phase de sa mise en œuvre. La première Conférence d’examen avait eu lieu en 2003, six ans après l’entrée en vigueur de la Convention.
Le 3 avril 2008, l’OIAC a publié un rapport d’examen sur le fonctionnement de la Convention depuis cette première Conférence d’examen. Dans son introduction, le secrétaire général de l’OIAC, l’ambassadeur Rogelio Pfirter, a présenté les progrès qui avaient été faits en dix ans de mise en œuvre du traité. Il a souligné que dans des temps où la crédibilité du système multilatéral était mise en doute dans ce domaine, l’OIAC avait démontré qu’un désarmement mondial sous contrôle international était possible.
Parmi les réalisations de la Convention depuis sa signature à Paris en 1993 et son entrée en vigueur en 1997, le rapport souligne que 183 pays ont ratifié la Convention, représentant 98% de la population mondiale. La totalité des 65 complexes de production d’armes chimiques déclarés sous la Convention par 12 États ont été désactivés, détruits ou reconverti pour des usages pacifiques. Un tiers des 8,6 millions de munitions chimiques et barils couverts par la Convention a été détruit et 3000 inspections ont été menées sur 1000 sites industriels ayant un lien avec les armes chimiques sur le territoire de 80 États membres, afin de s’assurer du respect de la Convention.
Des 183 États parties, 12 ont déclaré des sites de production d’armes chimiques (la Bosnie-Herzégovine, la Chine, la France, l’Inde, l’Iran, le Japon, la Libye, la Russie, la Serbie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et un autre État partie) et six ont déclaré des stocks d’armes chimiques (l’Albanie, l’Inde, la Libye, la Russie, les Etats-Unis et un autre État partie). En juillet 2007, l’Albanie est devenue le premier de ces pays à avoir détruit la totalité de ses stocks déclarés d’armes chimiques. Cinq États signataires doivent encore ratifier la Convention (les Bahamas, la République dominicaine, la Guinée-Bissau, Israël et le Myanmar). Les États non-signataires comprennent l’Angola, la Corée du Nord, l’Égypte, l’Irak, le Liban, la Somalie et la Syrie.
Documents
Clôture de la douzième session de l'OIAC
OPCW: Albania first country to destroy all of its Chemical Weapons
L’Albanie est le premier pays à détruire tous ses stocks d’armes chimiques
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Presentation of the OPCW
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