Karadžić arrêté en Serbie en 21 Jul 2008
Après plus de 10 ans de cavale, l’ancien dirigeant des Serbes de Bosnie, Radovan Karadžić, a été arrêté par les autorités serbes et sera transféré à La Haye.

Radovan KaradzicTreize années après que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) ait publié un acte d’accusation à l’encontre de Radovan Karadžić, les autorités serbes ont annoncé, lundi à minuit, que l’ancien chef des Serbes de Bosnie avait été arrêté en Serbie.

La date à laquelle Karadžić sera transféré au TPIY à La Haye n’a pas encore été indiquée. Radovan Karadžić doit, entre autres, répondre de chefs d’accusation de génocide pour le meurtre de 8000 musulmans de Bosnie à Srebrenica, en 1995.

Dans une déclaration rendue publique lundi 21 juillet par la présidence de la Serbie, un porte-parole a confirmé que Radovan Karadžić avait été localisé et arrêté ce soir là. Ce matin, Karadžić a été amené devant un juge d’instruction du tribunal pour les crimes de guerre de Belgrade, conformément à l’accord de coopération avec le TPIY.

Génocide en Bosnie

Radovan Karadžić a été mis en accusation avec le chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladić, le 24 juillet 1995. Il est accusé de génocide et complicité dans le génocide, pour des crimes commis dans de nombreuses zones de Bosnie-Herzégovine, comme l’enclave de Srebrenica, Foča, Novi Grad, Prijedor et Višegrad.

En tant que Président de la Republika Srpska et commandant suprême des forces armées du 17 décembre 1992 au 19 juillet 1996, Karadžić doit notamment répondre de chefs d’accusations relatifs au siège de Sarajevo et à la campagne de tirés ciblés qui avait terrorisé la population civile de la capitale bosniaque.

Karadžić est également inculpé pour persécutions, déportation, actes inhumains et prises d’otages comme violations des lois ou coutumes de la guerre et crimes contre l’humanité.

Depuis sa mise en accusation en 1995, Radovan Karadžić était, avec Mladić, l’un des accusés les plus recherchés du TPIY. Jusqu’à lundi, il était également l’un des derniers fugitifs. Des 161 personnes mises en accusation par le TPIY, Ratko Mladić et Goran Hadžić sont les deux derniers fugitifs.

Communiqué de presse
Déclaration du BdP (en anglais)